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Werner Grundmann                                                                  Berlin, le 20 Février 2008

                                                            Publication: le 21 Février 2008

 

Conclusions des Thèses berlinoises pour un ordre commun post-capitaliste

– Traduction la première ébauche –

 

Le 5 octobre 2007 j’ai publié sur mon site web

                                               www.bwgrundmann.de

en langue allemande la première ébauche des « Thèses berlinoises pour un ordre commun post-capitaliste » dans la version du 4 octobre 2007. Les conclusions suivantes tirées des thèses berlinoises s’appuient sur cette première version.

 

Les Thèses berlinoises doivent être compris comme une conception scientifique pour fonder le remplacement existentiellement nécessaire du capitalisme en tant que système social et pour la création d’un ordre commune mondial. Ou bien l’on réussit de substituer à temps l’ordre social capitalisme par un ordre capable de survivre, ou bien l’humanité périra avec le système autodestructif capitaliste.

 

Les Thèses berlinoises s’adressent en premier chef aux scientifiques et aux politiciens. Avec les « Conclusions » qui suivent je voudrais atteindre un grand cercle de lectrices et de lecteurs et communiquer l’espoir à tout le monde qu’il y a un chemin hors cette impasse, dans laquelle notre humanité se trouve à la suite de la crise de l’aggravation de la crise écologique aujourd’hui. Je vois le chemin dans l’introduction à temps d’un développement qui le rendra possible de passer de la confrontation à la communauté, ce qui le rendra nécessaire pourtant de remplacer graduellement l’économie de concurrence dominante par une économie orientée vers le commun.

 

Dans l’élaboration des Thèses berlinoises je me suis fondé sur l’idée de Marx de la séquence historique de formations économiques. Les thèses devront justifier de façon adéquate que pour garantir la survie de l’humanité l’ordre post-capitaliste devrait être une formation économique de nouvelle qualité: un ordre mondial de commune sur la base de la propriété commune, de la possession commune et de l’économie commune.

 

La justification de l’ordre commune qu’il est existentiellement nécessaire d’achever était essayé au moyen d’une vue plus complexe en comparaison à l’approche de Marx. La plus grande complexité consiste

- premièrement, dans l’inclusion supplémentaire de la possession privée, sociale et publique de la nature,

- deuxièmement, dans la considération, au sens large, de toutes les sociétés d’exploitation comme des sociétés d’enrichissement,

- troisièmement, dans l’attention donnée aux remarques de Marx et Engels qu’à côté de l’économie dominante orientée vers le profit et le gain, il existe une autre économie orientée vers la satisfaction des besoins et

- quatrièmement, dans la description et l’utilisation de cette autre économie pour la solution unifiée de la question écologique et sociale.

 

La proposition d’introduire le développement d’un ordre solidaire sans exploitation, post-capitaliste départ de l’existence présumée d’une loi dialectique jusqu’ici pas connue, que j’appellerai la loi dialectique de l’unification et de la divergence. En général, elle laisse le choix uniquement entre la socialisation graduelle des personnes, des peuples et des cultures dans une action commune pour garantir la survie de l’humanité ou la division sociale et la lutte entre des personnes motivées par l’individualisme dans la compétition économique et des guerres jusqu’à l’annihilation totale de la propre personne. Cette socialisation inclut nécessairement la prévention de l’abus continu de la religion et des idéologies pour la division intérieure et externe entre nations, peuples et cultures.

 

Aux deux avenues de développement contraires, il y correspond deux économies : l’économie commune et l’économie privée. Elles sont les bases respectives pour les formes économiques différentes qui s’articulent aux niveaux différents dans les communautés, les entreprises, les régions, les associations, les sociétés, les nations et les réseaux organisés à l’échelle mondiale. L’économie commune oriente vers la satisfaction rationnelle de la totalité des besoins reconnus par la communauté, l’économie privée vers les profits maximaux des productions respectives et des services délivrés en appliquant le principe de l’efficacité. Dans sa forme exagérée le principe de l’efficacité devient un principe de l’auto-enrichissement lié surtout aux instruments de l’ainsi- dite économie financière où la relation entre coûts et bénéfices traîne de plus en plus en arrière. Les sciences économiques par erreur jusqu’à aujourd’hui mettent en équivalent efficacité et économie.

 

L’économie commune pour commencer s’adresse surtout au maintien rationnel et à l’amélioration des conditions de vie de la communauté ainsi que l’aménagement rationnel de sa vie et de sa survie en sécurité. Les buts d’une telle communauté ne se trouvent pas en contraste aux buts d’autres communautés dans la mesure où les bases de vie de toutes les communautés impliquées et concernées ne sont pas mises en danger. S’orienter vers la rationalité dans le sens plus général inclut la production rationnelle et la reproduction ainsi qu’un mode de vie plus rationnel. Il peut être mesuré par la dépense générale de temps pour le mode de vie et de production convenu par tous et au début n’est pas lié à des catégories de valeur économiques, S’il est possible de réduire l’effort total de temps, alors il y résulte la possibilité d’une réduction générale du temps de travail sociale nécessaire où il y reste du temps de travail libre pour poursuivre des nouveaux buts convenus par tous. Uniquement  s’il s’agit de mesurer les efforts des individus et la distribution des biens socialement produits dans le contexte de la communauté ainsi que l’échange de produits avec d’autres communautés, un équivalent deviendra nécessaire pour évaluer des efforts différents et échanger des produits dissimilaires.

 

Il est décisif pour la garantie d’une transition socialement tolérée, pacifique à un ordre post-capitaliste que les communautés qui se forment nouvellement dès le début s’efforcent consciemment d’achever un mode de vie et de production sur la base de propriété commune et de propriété sociale utilisant une économie commune, pourtant, qu’ils n’entrent pas en concurrence avec le système social existant. Des révolutions, qui balaient de façon violente le système existant de gouvernement, peuvent produire aussi bien des confrontations politiques ainsi que de la compétition économique au système social existant. Il faut les refuser, car ils peuvent mener à la guerre ou même à des guerres mondiales. Au moyen des Thèses berlinoises, j’essaie aussi de prouver pourquoi la construction d’un ordre socialiste en compétition à l’économie capitaliste devait mener dans un impasse, et pourquoi un « socialisme scientifique » à orientation unilatérale vers la solution de la question sociale  éliminant la question écologique n’a pas de droit objectif à l’existence. C’étaient la confrontation politique et militaire ainsi que la compétition économique entre les deux systèmes sociaux qui a contribué à l’aggravation proportionnelle de la crise écologique même dans les pays socialistes et fait cela jusqu’à ce jour.

 

Le degré de conviction des preuves dans ces Thèses berlinoises résulte d’une approche complexe, d’une perspective économique intégrée ainsi que de l’effort de justifier les thèses d’une façon substantielle ou de les prouver et les réconcilier à d’autres thèses. De ce point de vue, il existe une justification restreinte de parler de  conclusions originales.

 

 

Le résultat général des Thèses berlinoises c’est que l’ordre post-capitaliste devrait être un ordre commun hiérarchique d’une nouvelle qualité économique qui aspire à une communauté entre les hommes ainsi que des hommes et de la nature par la restauration de systèmes naturels de vie. La qualité nouvelle économique consiste à ne plus comprendre l’économie comme une économie privée ou compétitive qui est orientée vers le gain et le profit, mais comme une économie commune orientée vers les besoins dans le sens d’une satisfaction rationnelle des besoins communément reconnus des communautés de vie. L’ordre nouveau est d’une qualité contraire, pourtant, il n’est pas dirigé contre l’ordre existant. Plutôt le nouvel ordre devra être bâti graduellement au sein des ordres existants, comme de plus en plus de gens adhérent graduellement à des communautés qui vivent, travaillent et échangent leurs produits et les services de manière consciente suivant les normes d’une économie commune sur la base de la propriété commune et les demandes d’une démocratie complète. Le mode de vie et de production alors trouve assez de reconnaissance, de support et de membres à grande échelle, s’il est conçu comme un mode de survie et si l’économie solidaire se révèle en tant que économie de survie, en tant que nécessité pour garantir la survie de l’humanité. L’économie commune a raison d’expulser les économies dominantes au degré que le procès d’éclaircissement sur la menace contre l’humanité par l’action des économies compétitives a progressé.

 

A la base du résultat général des Thèses berlinoises, il se trouve un nombre de conclusions fondamentales.

 

 

En accord avec une première conclusion des Thèses berlinoises, la société capitaliste est une société d’appropriation, d’exploitation, d’appauvrissement, d’annihilation et finalement d’autodestruction. Elle divise la société en pauvres et riches ; dans l’effort continu pour la croissance économique ; elle utilise, rend plus pauvre et dans sa tendance fondamentale détruit les fondements de sa propre existence et ainsi du monde où nous vivons. De cette conclusion sur cette tendance de développement, il y croît d’abord l’intérêt commun des hommes à surmonter les ordres existants compétitifs.

 

Remarques

- L’exploitation c’est la forme de base, la forme économique, la forme directement liée à l’enrichissement égoïste que Karl Marx investigua d’une manière approfondie et scientifique dans « Capital ». En conclusion, il découvrit la valeur de surplus  créée par le travail et qui est approprié par le capitaliste au moyen de l’expropriation de l’enrichissement privé. Pourtant, il y a des formes non-économiques d’enrichissement qui ne sont pas ou liées de forme uniquement conditionnelle au travail, où la dépense pour l’appropriation de valeurs d’utilisation et d’autres résultats du travail ne se trouve pas en relation équivalente à la valeur actuelle de l’échange. Et il y a de l’enrichissement indépendamment de la création et de l’utilisation de valeurs, par exemple par la spéculation.

 

- Parmi les formes non-économiques d’enrichissement dont l’abus augmente dans la phase finale du développement capitaliste, il y appartient le vol de la nature et les charges sur les mondes naturels de vie. Il est décisif pour ces formes d’enrichissement, premièrement, que les valeurs d’usage prises de la nature ont une valeur d’échange et apportent des profits sans la nécessité d’une dépense équivalente de travail ; second que les agents du vol ne doivent pas payer pour les destructions et les charges sur la nature qu’ils causent, que la dépense pour la régénération est laissée plutôt aux générations avenirs ou aux forces d’auto- guérison de la nature elle-même.

 

- Afin de caractériser le problème entier d’enrichissement, nous pouvons parler d’enrichissement à l’échelle privé, nationale, sociale et personnelle aux dépens et au détriment du monde antérieur, environnant et postérieur.

 

- Parce que l’enrichissement au dépens du monde postérieur est possible à un très haut degré et acceptable jusqu’à l’épuisement et l’épuisement total de tous les « ressources », par exemple d’huile minérale, de gaz naturel et de charbon, parce que le défrichement de forêts, le défrichage par incendie et la mort de forêts continuent et qu’il n’existe pas de possibilités adéquate pour arrêter ce processus sous conditions capitalistes, la tendance à la crise écologique procède partout au monde et ne peut pas être arrêté. Pour cette raison le remplacement du système et la transition à un ordre social mondial semblent être le dernier moyen de survie qui reste à l’humanité.

 

 

Une seconde conclusion fondamentale des Thèses berlinoises c’est que la crise mondiale écologique n’est pas causée spécifiquement par le progrès social, mais principalement de manière sociale et en particulier par l’économie. La clé pour surmonter la crise écologique est la reconnaissance de l’existence de la vraie économie dans le sens d’une satisfaction rationnelle de besoins qui correspond le mieux à des façons communautaires de vie et de production. Pour être capable d’aboutir à un ordre commun post-capitaliste, il est nécessaire de différencier entre économie privée et économie commune, de refuser l’équivalence entre efficacité et économie et de développer et d’utiliser l’économie commune de plus en plus en tant que moyen décisif pour aboutir à des fins communautaires. Le bien commun lui-même devient un pouvoir économique!

 

Remarques                     

- Comprendre la société capitaliste comme société d’enrichissement et d’appauvrissement dans le sens plus complet le rend possible de reconnaître la crise écologique comme étant d’origine social. Elle ne résulte non seulement du mode de production, mais aussi du mode de vie extrêmement individualiste dans les pays « riches » qui se dévoile particulièrement dans le voyage par automobile, par avion, dans le tourisme, ainsi que dans la destruction du paysage par des nouvelles cités. Cette manière de vie causant des dégâts particuliers à la nature contribue d’une façon essentielle au changement du climat et au déclenchement d’incendies de forêt et d’autres catastrophes naturelles et cela d’une manière renforcée. Bien que le développement du mode de vie individuellement dominé dans les pays « riches » est aussi socialement conditionné, ça veut dire aussi qu’en dépit de la crise écologique progressive, la plupart des gens sur cette terre se permettent un mode vie aux coûts et aux dépens de leur petits enfants et arrière-petits-enfants.

      

- La menace existentielle la plus grande à l’humanité croît du viol continu de l’équilibre écologique ; cela veut dire par la réduction continue de la part de la vie animale en comparaison à la part de la vie animale et humaine. Si le volume total de la vie végétale n’est plus suffisante pour recueillir le charbon dioxyde enrichi dans l’atmosphère, il y résultera, après réchauffement continuel de l’atmosphère terrestre, à un point ou un autre une catastrophe climatique. Cela pourrait en finir dans une conflagration planétaire. De la même façon qu’un individu collapse à une température physique de 42 o C, il y existe une limite de température pour le système de la vie sur terre, dont le dépassement sera mortel pour nous tous !

 

- Le principe de l’efficacité est un moyen indispensable pour toutes les entreprises dans le système capitaliste. Cela ressort de leurs intérêts dans le gain et la survie sous les conditions de la concurrence. Il est lié en particulier aux valeurs d’usage au marché, à dire les produits. Les profits sont obtenus principalement aux dépens des salariés et des consommateurs, mais aussi aux dépens des bases naturelles de la vie, car des besoins sans caractère de commodité sont niés pour commencer par l’économie de marché, de même que les besoins de gens sans argent, à dire sans « demande » suffisante. Bien que le principe économique orienté vers l’économie soit le moyen le plus important de l’économe privée, il est dans ses mal- fonctionnements dépassé de loin sous les conditions capitalistes par le principe d’enrichissement orienté vers le profit de ces sociétés de capital qui rassemblent leurs « revenues » principalement d’affaires purement financiers ainsi que du brigandage de la nature partout au monde.

 

- Tandis que dans les pays socialistes, dans le contexte des économies nationales sur la base d’une économie semblable, des « péchés environnementaux » comparable aux pays capitalistes étaient perpétrés, les bases sociales de la crise écologique n’étaient pas reconnus par les théoriciens du Marxisme Léninisme après la révolution d’octobre. Derrière l’effort d’être capable à résoudre la question sociale avec succès sous des conditions socialistes et de vouloir maintenir et fortifier le socialisme dans les confrontations systémiques, il y a lieu et il continuera d’avoir lieu – en parallèle aux pays capitalistes – aussi dans les pays socialiste une exploitation et une destruction de plus en plus grande des bases terrestres de la vie.

 

La troisième conclusion fondamentale c’est que l’économie commune pour des milliers d’années a existé en parallèle et enlacée avec l’économie privée, que nous l’utilisons de façon intuitive dans la vie quotidienne, que pourtant en tant que résultat de la dominance de l’économie privée dans les siècles passés, l’existence objective de cette vraie économie était poussée à côté, bien que les villes bourgeoises médiévales et les systèmes rationnelles de vie et de survie commune correspondirent déjà aux demandes de l’économie commune dominante, serait-ce sur la base de l’économie privée.

 

Remarques

- Tandis que les marchandises commercialisées du capitalisme sont uniquement un moyen pour des entreprises privées d’atteindre les plus grands profits possibles et pour survivre, le sujet d’économies commune est dirigé sans restreinte et directement vers la production ou plutôt le maintien de toutes valeurs et de services usées dont on a besoin en commun ou bien individuellement, la re-naturalisation de notre vie. L’économie commune rend possible une approche économique unifiée autant à la solution de la question écologique qu’à la question sociale et nous conduit à une forme rationnelle, commune de la production et de la vie et appuie l’intégration de la communauté humaine dans les systèmes naturelles de vie.

 

- Cette vraie économie existe aussi indépendamment de l’argent et d’autres formes de valeurs. Elle résulte de la pensée naturelle et du comportement de toute personne humaine. Parce qu’elle peut être développée le mieux au sein de communautés solidaires, parce qu’elle est basée dès le début sur des besoins reconnus ensemble de façon solidaire par la communauté toute entière, le nom économie commune lui est le mieux approprié.

 

- Aristotèle (384-322 avant notre ère) déjà attira l’attention à deux sciences économiques déjà connus dans l’antiquité, un fait, auquel Karl Marx fait allusion dans le premier volume du « Capitale », p. 167 (édition MEW). De façon correspondante, Aristotèle décrit la « chrestomathie » comme « l’art… de gagner de l’argent » et « l’économie » comme « l’art de l’emploi rémunéré » qui se restreint « à obtenir les biens utiles pour la vie et pour le ménage et pour l’état. » Pour la « chrestomathie », la « circulation est la source de richesse. » La monnaie est « son début et sa fin ». Pour la « chrestomathie » il ne semble exister « aucune frontière à la richesse et aux possessions ». Aristotèle ajoute : « La confusion des deux formes qui jouent une dans l’autre donne le motif à quelques-uns de considérer le maintien et l’accumulation d’argent jusqu’à l’éternité comme l’objectif final de l’économie. »

 

 

Une quatrième conclusion de base explique la dominance mondiale du système social capitaliste par l’action de l’économie privée. Elle se sert de la monnaie et du système financier international, en particulier des ainsi- dites monnaies de référence. L’économie privée domine sur la base de la propriété privée et du contrôle privé dans                                                                     son propre développement et sur sa propre base et dans sa tendance fondamentale domine le développement de toute l’humanité. Pour cette raison, les sociétés de la fin du capitalisme n’ont pas besoin de dictature. Dans le processus de mondialisation, elles étendent leur dominance vers l’extérieur, dans le processus de privatisation vers l’intérieur.

 

Remarques

- La dominance de l’économie privée peut très bien être influencée par les moyens du système capitaliste, par exemple, par le chemin de la politique, de la loi ou du vote citoyen, mais non pas éliminée dans sa tendance de base. Ce qui apparaît comme « non- démocratique » est sujet finalement á la dictée de l’économie privée. Il se révèle que l’argent domine le monde.

 

- L’élargissement du gouvernement de la propriété vers l’intérieur et vers l’extérieur se passe par des réseaux, voulant dire leur création aux fins de l’enrichissement privé ou national. Le réseau jusqu’ici le plus développé c’est l’Internet.

 

 

Suivant la cinquième conclusion fondamentale, les conditions préalables pour le remplacement des ordres sociaux établis peuvent être créées graduellement en repoussant l’économie privée et les économies qui en sont dérivées par l’économie commune. Cette élimination graduelle devrait venir par la création de cellules d’économie commune sur tous les terrains sociaux de peuples et de culture. Au cours du développement futur, les cellules se fondent dans des organes et les organes variés dans des systèmes de vie d’économie commune. Finalement, c’est une façon de créer un ordre communautaire mondial pas lié aux frontières de l’État et du pays qui est dirigé par des représentants élus. Ce processus d’élimination de l’économie dominante par l’économie commune pour être capable de vaincre la crise écologique et pour créer l’ordre mondial économique pourrait être nommé écoisme.

 

Remarques

- Le remplacement des ordres sociaux établis par un ordre commun communautaire structuré en hiérarchie s’allongera pour des décennies et sera exécuté graduellement. La première tâche devrait être de persuader autant de gens que possible que l’effort pour l’efficacité représente une perspective étroite économiste qui sert principalement des intérêts privés qui agissent aux dépens du monde qui nous entoure et celui qui nous suivra et pour cette raison tend à mener dans la catastrophe.

 

- En même temps, il faudra attirer l’attention aux formes déjà existantes de la vie communautaire et l’application de l’économie commune et des routes montrées à tous les gens responsables  pour graduellement pousser de côté l’économie privée (et d’autres économies compétitives) et la remplacer par l’économie commune. Des cellules d’économie commune pourraient être créées par exemple en donnant du travail à ceux marginalisés par l’économie du marché, les chômeurs, les prétendus superflus, par exemple par l’usage raisonnable du « non- économique » de la société de gaspillage pour la satisfaction rationnelle des besoins.

 

- Des cellules d’économie commune devraient être formées dans autant de secteurs sociaux que possibles et à autant de locations que possible. C’est une communauté dont les membres dans la création et le maintien de valeurs d’usage utiles ainsi que dans l’exécution de services appliquent consciemment les principes de l’économie commune pour remplir aussi indépendamment que possible de l’économie privée des tâches pour leur propres besoins et ceux d’autres membres de leur cellule. L’échange de valeurs et de services utilisables devrait avoir lieu autant que possible sans échange de monnaie sur la base de l’argent dépensé.

 

- Les premières cellules d’économie commune pourraient concentrer leur activité en particulier sur l’utilisation (sans paiement de loyer) de substance « superflue » de construction que l’on envisage de détruire, mais que nous estimons dignes d’être maintenue, d’autres sur la culture renouvelée de terrain agricole « inculte » ou l’utilisation renouvelée d’équipement technique laissé de côté. Les moyens envisagés par l’État pour la démolition de substance de construction et pour la mise en friche de terrains agricoles pourraient être utilisées au moins en partie pour l’utilisation renouvelée de la substance « superflue » de construction et les terrains mis en friche. Ce qui serait décisif pour l’acceptation par la société et par l’État de ces communautés, ce serait qu’ils ne demandent pas de moyens supplémentaires et économisent des impôts aux États.

 

- Au second stade de la création de cellules d’économie commune, il y devrait être inclus ces petites formes qui se trouvent en compétition aux grandes firmes et en face de la ruine économique. Ça serait un cas de l’utilisation de leur préparation continue pour du travail raisonnable en appliquant les connaissances et l’expérience déjà acquises ainsi que la technologie disponible.

 

- Des cellules de l’économie commune, il pourrait se former plus tard par des fusions des organes d’économie commune et d’eux, au moyen d’encore une autre fusion, des organes locales et régionales organisés le long des principes de la division du travail, des systèmes d’économies commune qui se maintiennent largement eux-mêmes.

 

- Au moyen de cellules, d’organes et de systèmes d’économie commune, il se développera une nouvelle base démocratique qui permettra la pleine démocratie à tous les niveaux. Elle devrait exister pour pas mal de temps en parallèle aux organes de la démocratie bourgeoise ; pourtant, elle pourrait influencer ces décisions, ne serait-ce seulement par les progrès faits dans l’utilisation de l’économie commune. Du développement d’une conscience de la nécessité d’installer la démocratie complète, il pourrait dépendre à quel degré la démocratie bourgeoise perd en prestige et en légitimation existentielle.

 

 

Une sixième conclusion fondamentale départ de la masse créée au moyen de l’économie commune qui créera les conditions préliminaires pour remplacer les ordres sociaux établis partout au monde à la suite de décisions par une démocratie pleine et complète. Le dernier impulse décisif au remplacement devrait consister dans l’élimination des formes de valeurs existants partout au monde et du mode de fonctionnement de réseaux d’enrichissement individuel.

 

Remarques

- La route « d’en bas » en forme de l’utilisation positive et solidaire des valeurs utiles produites mais non pas utilisées par l’économie de marché sera complémenté par le chemin « d’en haut ». Elle s’exprime surtout dans la réduction de plus en plus prononcée de l’économie du capitale et donc demandera aussi une période plus longue.  Il s’agit surtout de prévenir de l’enrichissement privé encore supplémentaire aux dépens de la nature, mais aussi d’une réduction extrême des dépenses d’armement, de l’arrêt d’arrangements de privatisation ainsi que de la restauration de la propriété publique et des possessions publiques.

 

- En réduisant les dépenses d’armement une partie considérable des moyens pourrait être usée pour la réalisation de projets internationaux et mondiaux. Au moyen de tels projets, nous pourrions sauver beaucoup de gens au Tiers Monde directement de la maladie et de la famine. En même temps, des gens de beaucoup de pays pourraient trouver une façon commune de penser et d’agir.

 

- Nous avons appris de Marx que toute société dans la phase finale de son développement (même si elle ne le veut pas) crée les conditions préalables pour son propre dépassement. Car pour des raisons existentielles une compulsion au remplacement à temps des systèmes sociaux existe, il y reste la question pour le pas décisif qui la rendront possible. Cela pourrait consister dans la mise hors action de ces moyens électroniques et des réseaux qui étaient créés surtout afin de maintenir en motion l’action économique et financière de l’enrichissement privé et national partout au monde et qui sert à l’élargir. De ce pas possible final, l’on décidera certainement au temps approprié dans le sens du maintien de l’existence de l’humanité et d’une façon démocratique – au cas où la compréhension des responsables ne se manifesterait pas à temps.

 

 

La conclusion fondamentale des Thèses berlinoises voudrait être que la dominance de l’économie privée et d’autres formes d’économie compétitive mènera l’humanité en tendance générale vers la catastrophe climatique et l’annihilation de soi, c’est-à-dire que l’humanité périra ensemble avec le système social gouvernant à ce point, si elle ne réussit pas à temps à remplacer les économies compétitives par la vraie économie et à construire graduellement, par la création de cellules ainsi que de ses propres structures d’économie commune, un ordre communautaire sur la base de la propriété privée et de possessions privés. Les économies dominantes correspondent à cette forme de « chrestomathie «  qui – comme l’expliqua Aristotèle – ne sembla connaître « aucune frontière à leur richesse et à leurs possessions ». Nous avons bien reconnu les frontières : elles se situent très probablement dans les limites de l’enrichissement possible par la consommation et la destruction de toutes les bases terrestres de vie !

 

Ce résultat permet en même temps une critique fondamentale du socialisme : Si nous acceptons que la société de l’esclavage, le féodalisme et le capitalisme étaient des sociétés d’appropriation dans le sens compréhensif ou respectivement le sont encore, si nous comprenons au-delà que l’enrichissement aux dépens de notre monde était possible et que la crise écologique se développa essentiellement de cet enrichissement, si nous admettons finalement à nous-mêmes que même les économies socialistes participèrent dans l’aggravation de la crise écologique appliquant les principes d’économie compétitive, alors le chemin socialiste en tant que route post-capitaliste devrait être refusé.

 

La logique derrière ces déclarations fondamentales peut être retracée dans quelques phrases. De la preuve que la société capitaliste peut être comprise de manière complète comme société d’enrichissement et d’appauvrissement, il y suit :

 

1) La crise écologique a des causes sociales !

2) Pour cette raison, notre civilisation toute entière est sujette à un développement négatif !

3) Donc la tentative serait suicidaire de vouloir dépasser, par exemple par un « socialisme du 21e siècle », la performance de l’économie capitaliste.

4) La raison fondamentale pour notre développement négatif à part le contrôle et les relations de propriété dominante privée, c’est l’économie privée qui égalise efficacité et économie.

5) Pour cette raison, nous avons besoin d’une économie à orientation écologique qui serait en contraste à l’économie privée, qui limitera la consommation de la nature en commençant par ces soucis très fondamentaux et qui le rendra possible de résoudre la question écologique ensemble avec la question sociale.

6) Pour cette raison, il sera nécessaire de rechercher l’existence et le contenu de cette « vraie » économie et de la propager à l’échelle mondiale.

7) Puis toutes les forces responsables de l’humanité sont appelées à introduire un développement qui utilise cette « vraie » économie afin de repousser le domaine d’influence de l’économie compétitive aussi rapidement que possible et de maintenir les bases de notre existence. En même temps, nous devrions investiguer combien de gens notre monde peut porter et nourrir d’une manière rationnelle.

 

Si nous nous rappelons, pour conclure, la conception marxiste de la séquence historique de formations économiques sociales et nous demandons quelle serait la supériorité économique de l’ordre commune post-capitaliste, alors la réponse devrait être : Bien que l’ordre commune auquel nous aspirons le rendra possible de satisfaire la totalité des besoins sociaux reconnus en général et d’une manière plus rationnelle qu’aucune autre société humaine des millénaires passés, sa supériorité sociale consiste dans la satisfaction possible de la nécessité unique et décisive : la nécessité de la survie de l’humanité ! Pourtant, nous ne devrions pas arriver en retard ! Autrement la nature nous punira !

 

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Au sujet de la publication des « Conclusions des Thèses berlinoises pour un ordre commune post-capitaliste »   

J’approuve par ceci – renonçant toute prétention d’honoraire – la publication et traduction si le texte tout entier est adapté, traduit et publié. Pourtant, j’interdis explicitement que toute personne ou institution s’arroge le droit de revendre ou de vendre le texte adopté ou les traductions établies sur sa base à part de mes propres publications.

 

Traducteur: Carla Krüger, Berlin

 

 

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